Démocratie bafouée !
Je ne souhaite pas ici, me prononcer pour le oui ou le non s’agissant
de l’indépendance de la Catalogne Sud, même si j’ai une opinion.
Mais je m’indigne, je m’indigne comme tout citoyen d’une démocratie, je
m’indigne comme la grande majorité du peuple Espagnol lui-même
certainement, des exactions orchestrées par le gouvernement, qui veut
par la force empêcher le déroulement du référendum.
En s’affranchissant ouvertement des règles fondamentales de la démocratie, ce gouvernement
espagnol agit comme aurait agi un gouvernement dramatiquement illustre
dans l’Espagne du XXè siècle. Dans un pays comme celui-là, qui a connu
le fascisme, plus qu'ailleurs encore, cette manœuvre est aussi indigne
qu’insupportable !
Le gouvernement Espagnol, en s’attaquant aux
sites d’expression libres, en envoyant la police armée dans les salles
de rédaction ou dans les locaux administratifs d’une institution élue,
en convoquant les maires en justice sans qu'aucun délit ne puisse leur
être reproché, franchit la ligne rouge et verse par delà la démocratie.
Il présente dans ces circonstances, le visage hideux de l'héritier du
gouvernement de Franco.
Cette atteinte grave, portée à la liberté
d’expression, du peuple ainsi bâillonné, loin d’éteindre l’incendie par
étouffement, constituera le terreau d’une profonde révolte source de
violence.
L'usage de la force est l’apanage des faibles. Le droit
d'un peuple à choisir son avenir est un droit fondamental garanti par
les droits de l'homme. Aucune constitution fût-elle espagnole ne peut
s'opposer à cette liberté fondamentale. Dans ce sens-là, en l'espèce,
c'est la constitution espagnole qui devient illégale.
Le peuple
d'Espagne victime directe d'années bien sombres doit prendre garde.
Jamais au XXI siècle en Europe la citation de Bertholt Brecht n’aura été
d’une aussi prégnante actualité : « le ventre est encore fécond d’où a
surgi la bête immonde »
jeudi 21 septembre 2017
dimanche 10 septembre 2017
Fin des emplois aidés = précarité renforcée
Fin des emplois aidés = précarité renforcée
Le gouvernement d’Edouard Philippe a décidé brutalement de
supprimer les emplois aidés, sans transition ni mesure d’accompagnement.
Cette décision prise sans concertation avec les acteurs de
terrain que sont les associations et les collectivités est grave de
conséquences, tant pour les personnes concernées que pour leurs employeurs.
C’est un mauvais coup porté aux personnes en difficulté,
qui par ces contrats pouvaient renouer avec le monde du travail, retrouver un
rôle et une utilité sociale, acquérir des compétences par la formation.
Demain, ces salariés d’aujourd’hui à qui les employeurs
avaient redonné confiance, vont replonger dans la spirale humainement
destructrice du chômage !
Pour les associations et les petites communes ce sont des
emplois qui ne seront pas remplacés faute de moyens suffisants pour les financer,
chacun ayant conscience de la charge toujours plus lourde qui pèse sur les
collectivités. Ce coup d’arrêt ne représente pas moins de 192 000 € de
recettes en moins pour la mairie d’Argelès-sur-Mer qui s’est toujours, dans la
limite de ses moyens, engagée auprès des personnes éloignées de l’emploi.
Ainsi, à Argelès-sur-Mer ce sont 22 emplois, ce sont 22
personnes, ce sont 22 donc familles concernées par cette décision.
Ces personnes vous les côtoyez chaque jour pour le maintien
de la propreté urbaine, l’entretien des espaces verts, ce sont celles et ceux
qui transportent le matériel pour les manifestations, les agents qui
entretiennent nos écoles et nos salles communales, bref des personnes
indispensables à notre quotidien.
La décision autoritaire prise en haut lieu nous obligera à rendre
des arbitrages douloureux contraires à vos valeurs.
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